Voeux du Maire  (13 janvier 2012)

 

L’année 2011 a été marquée sur notre commune par un double ballet de norias de camions : la première au sud de la commune dégageant des tonnes de remblais pour tracer, à travers champs, les derniers tronçons de la rocade nord du Havre, de Rouelles jusqu’à l’aéroport. Des conditions climatiques exceptionnelles ont permis de réaliser, au printemps et à l'été, ce chantier dans des délais courts en employant moins de matériaux additifs que prévus.

 

La rocade nord du Havre

 

Au vu du très grand avancement de ces travaux, je formulerai le regret de ne pas voir, plus tôt qu’au deuxième trimestre 2013, la mise en service de cet axe départemental structurant tant attendu qui permettra de desservir le plateau nord du Havre et tout ce qui s’y trouve : l'Hôpital Privé de l'Estuaire (HPE) et le Pôle médical notamment. En effet, l’ouverture au printemps 2012 des liaisons entre les deux départementales RD940 et RD147, entre l'aéroport et le futur terminus du tramway, ne solutionnera pas le problème de desserte du nord du Havre et des communes limitrophes comme la nôtre.

 

Les bassins de rétention 

La deuxième noria de camions est liée à la réalisation des bassins de rétention des eaux pluviales effectuée sous la maîtrise d’ouvrage de la Communauté d'Agglomération du Havre (Codah).  Ces réalisations, complémentaires aux bassins existants, s’inscrivent dans un programme de maillage du territoire et dans la poursuite du dispositif de mise hors d’eau des populations et des biens sur la commune et sur le territoire de la Codah. A terme ce seront 1.270.000 m3 de capacité de rétention que ces divers bassins stockeront temporairement. La pluviométrie importante du mois de décembre a permis de constater que ces bassins faisaient pleinement leur office et que la pointe de Caux avait été épargnée par des inondations contrairement à d’autres communes du département.

 

Bilan des réalisations 

 

2011 aura vu sur la commune d’Octeville sur Mer la poursuite du programme de réfection de notre important réseau de voies communales avec les rénovations d’une partie du chemin de la Brière et de la rue d’Ecqueville pour un montant de 368.000 euro. Comme vous le savez, nous avons 49.6 km de voirie ce qui est probablement le plus important réseau routier de l’agglomération par habitant, en relation avec la superficie de notre commune et ses 2037 hectares. Ces travaux ont été suivis par mon adjoint à la voirie et à la sécurité, Didier GERVAIS. Les deux tracés du chemin de la Brière et de la rue d’Ecqueville se situant sur le véloroute du littoral, la poursuite de la remise en état de ce cheminement prisé des vélocyclistes atteint, de fait, ses limites car d’importants travaux de mise en place de réseaux avec la Codah sont à réaliser sur les parties non encore réhabilitées.  Il nous faudra probablement envisager une réfection minimale en attendant un reprofilage final après le passage de ces réseaux…..

 

Nous avons renouvelé ou complété notre parc automobile municipal par le remplacement du minibus, d’un camion-benne de 3,5 tonnes et l’achat d’une lame de déneigement pour un montant global de 63.400 euro.

 

La sécurité routière est une de nos préoccupations majeures et 2011 aura aussi vu la réalisation de dispositifs de sécurisation au niveau de la RD 940 qui a été le théâtre de deux accidents mortels en 2010. Ces dispositifs, mis en place par le Département et la commune  ont porté sur le classement en agglomération du « Café Blanc » , ce qui sous entend une vitesse maximale de 50 km/h. Ils devraient permettre de réduire l’accidentologie sur cet axe très emprunté.

 

La police municipale, grâce à une coopération par le biais d’une convention avec la ville de Sainte Adresse pour le prêt de jumelles, réalise des contrôles de vitesse. Ils sont complémentaires des mesures réalisées par le radar pédagogique communal acheté en 2011 et en service depuis le mois de novembre sur la commune.

 

L’événement, qui s’est déroulé à Octeville le 12 septembre 2011, alors que nous étions en réunion de conseil municipal, aurait très probablement eu des conséquences tragiques s’il s’était déroulé deux ans auparavant : si, en septembre 2009, le gardien des salles municipales avait appelé mon adjoint aux bâtiments communaux, Daniel COIGNET, il lui aurait très certainement annoncé que la personne, victime ce soir là d’un arrêt cardiaque, était décédée… Mais il se trouve que le 12 septembre 2011, grâce à la conjonction de plusieurs éléments favorables, cet événement a connu une fin beaucoup plus heureuse et réconfortante... Dans cette succession, il y a la présence de plusieurs collègues sportifs handballeurs formés aux premiers secours. Indiscutablement, cela a été primordial et l'action efficace et complémentaire de ces sauveteurs, dans la réanimation de leur collègue et ami, a été vraiment déterminante. Pour leur acte de secours, ces trois personnes ont reçu la médaille de la commune. Le deuxième élément prépondérant a été aussi la présence, à proximité, dans l’Espace du Littoral, d’un défibrillateur. Lorsque les pompiers alertés sont parvenus sur les lieux, le défibrillateur avait fait son travail (et donc shocké, comme on dit en termes techniques) et la personne était revenue à la vie. Son état de santé est aujourd’hui aussi bon que possible et elle a repris le chemin des salles de sport... Je dois dire que ce soir là, après le conseil municipal, j’ai loué la sagesse de mon adjointe aux sports, Valérie HAUVILLE, ainsi que celle des membres de la commission sport et de tout le conseil municipal pour avoir eu la bonne idée d’équiper nos salles communales de défibrillateurs.

 

Depuis, comme prévu, nous avons complété notre parc, le portant de 5 défibrillateurs installés à 7 dont 6 seront installés en points fixes. Je voudrais juste sur ce point, en me gardant bien de donner la moindre leçon à quiconque, profiter de ce retour d’expérience pour dire à mes collègues maires présents que ces équipements, lesquels, pour la très grande majorité, ne serviront jamais, sont vraiment utiles et qu’il est sage et prévoyant d’en équiper nos lieux publics.

 

Nous avons en 2011 poursuivi la réhabilitation de deux maisons communales, le Pavillon Huart et la Maison Jules Verne, sous la houlette de mon adjoint aux bâtiments, Daniel COIGNET. Ces deux réalisations, avec leurs ravalements refaits à neuf, ont belle allure. La maison Jules VERNE accueille notamment, et avec beaucoup d’à propos, l’association OCT'OPUS (la célèbre pieuvre de « 20 000 lieux sous les mers »), laquelle  permet, elle même, à plus de 80 adhérents de pratiquer la musique.

 

De même, l’environnement proche de l’escalier de la mairie a été reconditionné. En découvrant les merveilles de briques et silex que cachait le revêtement bétonné que nous devions refaire, nous avons revu notre copie et puisé dans notre bas de laine pour réhabiliter à l’ancienne ce mur du centre du village.

 

Les projets

 

Notre commune dispose à ce jour d’une situation assez correcte quant à la présence de services médicaux de proximité. Nous avons 2 dentistes, 1 orthophoniste, 8 infirmières, 1 kinésithérapeute, 5 médecins généralistes et 2 pharmacies. Situation acceptable dans un contexte de difficultés à atteindre une démographie normale de professionnels de santé dans l’agglomération et au delà d’ailleurs. La Codah est d’ailleurs très active dans ce domaine et vient de finaliser avec le Groupement Hospitalier Havrais (GHH) une belle opération de mise en place au Havre de fauteuils pour les 5ème et  6ème année d’étudiants dentaires de la faculté de Lille.

 

Devant le risque prévisible et programmé à très court terme sur notre commune de dégradation de cette situation avec la cessation d’activité de 3 des 5 médecins généralistes en 2012, le conseil municipal a pris la décision de permettre, en priorité, à tous les praticiens locaux qui le désiraient ou à qui cela s’imposait de part l’obligation de mise aux normes d’accessibilité de leurs locaux en 2015, de leur permettre de s’installer dans des lieux et des locaux adaptés. « POMEO »,  le Pole médical d’Octeville sur mer, comme l’ont dénommé ces praticiens, va voir le jour sur 2 parcelles vendues viabilisées par la commune. A terme, et probablement en partie sur 2012, seront regroupés 3 nouveaux jeunes médecins d’une part et, d’autre part, sur une autre parcelle attenante, le kinésithérapeute associé à un autre professionnel d’une pratique médicale voisine, à l’orthophoniste et à 3 de nos infirmières.

 

Notre projet principal de création d’un nouveau groupe scolaire, nécessaire pour désengorger nos deux établissements devenus les plus importants du département, a sensiblement évolué en 2011. Le jury de concours, qui a eu la lourde tâche de sélectionner 3 architectes appelés à concourir parmi les 73 postulants, en a finalement retenu 1. Nous sommes actuellement dans une phase dite d’avant projet sommaire. Ce troisième groupe scolaire est suivi par notre conseiller municipal délégué Georges LEMAITRE que je remercie pour son engagement et pour sa très bonne gestion du programme. Mais je dois vous avouer que ce projet  est aussi la source de notre préocupation du moment : depuis 2008, nous oeuvrons pour la réalisation de cet équipement en provisionnant les montants que nous pouvons dégager grâce à une forte marge excédentaire de fonctionnement. Pour compléter celui ci, nous avons cependant besoin de recourir à une part marginale d’emprunts. Or, le financement des collectivités locales est, pour 2012, une question d’envergure qui se pose de façon toute à fait conséquente. Si, dans des temps assez proches, les banques étaient légion à financer et à se pencher sur le financement du secteur public, marché à risque zéro pour elles de par l’obligation des collectivités territoriales d’équilibrer leurs comptes, force est de constater qu'aujourd’hui, elles ont été nombreuses à se retirer de ce marché.  Nous sommes passés de 20 à 25 acteurs autrefois à 3 ou 4 aujourd’hui. Les banques mettent en avant le désavantage de devoir prêter à long terme des encours très importants à des clients qui ne proposent aucun dépôt, les obligeant à aller chercher systématiquement sur les marchés de l’argent. Devant cette situation de fait où il ne faut pas être bien devin pour imaginer qu’il n’y aura pas bousculade de la part des banques à l’avenir pour financer le secteur public où la liquidité est beaucoup plus difficile à trouver à cause de la crise. Dans ce contexte, il est impératif que le projet de création d’une agence publique de financement, poussé par l’AMF, voit le jour. Certes, sur des bases différentes, avec des durée de prêts plus courtes, elle doit permettre de pallier à la déficience du secteur bancaire et de soutenir les investissements des collectivités publiques locales, lesquelles sont indispensables à la santé économique de notre pays. Elle devra aussi mettre un terme à la possibilité de recourir à des prêts aux taux instantanés pouvant être attractifs mais porteurs de lendemains beaucoup moins enchanteurs à cause de l’évolution aujourd'hui imprévisible des indices sur lesquels ils sont indexés.

 

J’ai volontairement cité plusieurs de mes adjoints dans nos réalisations et nos propos car il me sont d’une aide précieuse. Je cite Jean FERRAT qui nous à quittés en 2011 : « Que serai je sans toi qui vins à ma rencontre ». Que serai je sans eux et leur soutien... Pas souvent sur le devant de la scène, ils ont des missions et des tâches moins visibles. Je tiens donc à les nommer pour leurs actions indispensables :

 

Alain RICHARD, mon premier adjoint et membre délégué titulaire de la Codah où il est très présent. Outre sa délégation pour les manifestations officielles et les anciens combattants, il est aussi notre monsieur jumelage et monsieur Europe.

 

Françoise DEGENETAIS a, par nature, un travail, qui n’est pas sur le devant de la scène, avec le pilotage du CCAS et de la commission logement. Outre ses diverses attributions, elle a trouvé le temps pour initier des ateliers liés au bien-être et à l’équilibre dont le succès fait qu’ils vont être bientôt repris et pérennisés par une association locale.

 

Valérie PIZANT est notre « Dame finances » et en charge du Conseil municipal d’Enfants. Sa rigueur nous évite des débordements et elle sait nous rappeler à bon escient les nécessités de la gestion prévisionnelle des finances et de la comptabilité d’engagement.

 

Véronique DAGOUBERT a la lourde tâche d’animer la commune et elle s’en tire fort bien en ayant initié en 2011 un groupement des moyens d’actions entre la municipalité et certaines associations locales. C'était particulièrement le cas pour la « Fête du terroir, de la gastronomie et de l’artisanat » ou, encore, du Marché de Noël où l’attraction n’était pas cette année la naissance d’un veau dans la crèche vivante mais bien la prestation des jeunes Octevillais de l’école de musique OCT'OPUS. La patinoire centrale était l'innovation du marché de Noël 2011, centralisé cette année, avec force détaillants, sur la place Foch. Véronique a aussi en charge la revue municipale avec une édition 2012 tout aussi réussie que les précédentes. Elle est l’instigatrice de la nouvelle identité visuelle de la commune (nouveau logo) appelée à moderniser l’image de celle-ci.

 

Jeanine FICHET, conseillère municipale déléguée. Outre la délégation aux personnes âgées, elle a la lourde tache de fédérer les bonnes volontés pour le Téléthon. L’édition 2011 de celui ci a vu le renfort massif et enthousiaste de l’association du Golf du Havre-Octeville et une collecte bonifiée.

 

Pour terminer, je voudrais vous parler d'un autre événement. Décidemment, allez vous penser, il s’en passe des choses à Octeville sur Mer... et c'est survenu en la fin de l’année 2011.

 


Suite à des travaux de remise en état du système de tintement des cloches de l’église et à des travaux d’obturation et de nettoyage à l'intérieur du clocher, nous avons dû intervenir pour soulager le coq qui prône majestueusement tout en haut de celui-ci, à environ 70 mètres de hauteur. Quand je dis majestueusement, ce n’était plus, en l’occurrence, le cas, puisque qu’il était tombé de son piédestal et en fâcheuse posture ! Mon adjoint, Daniel COIGNET, a bien sûr enquêté sur les raisons de cette soudaine disgrâce... Las de cette position dominante, avait-il voulu rejoindre le plancher des vaches et s’était il pris les ongles dans le tapis ? S’était il senti pousser des ailes sous les louanges de notre curé, Claude PETIT, que je salue au passage et qui officie en l’église Saint MARTIN ? ou avait-il été attiré et voulu suivre le vol des oiseaux migrateurs nombreux sur cette bande littorale ? A ce jour le mystère reste entier !

 

Toujours est-il que, depuis, notre commune et son clocher sont dépourvus de coq, pour quelque temps encore. Sa remise en place est programmée en 2012 et ce sera une opération d’envergure, avec une nacelle permettant d’atteindre en toute sécurité ces hauteurs impressionnantes.

 

Je ne manquerais pas, en cette année 2012 électorale, de faire un parallèle avec la situation de notre pays et ce coq communal. Et de souhaiter que la remise en place dominante et la fière allure de notre coq communal corresponde aussi, pour notre coq national, celui là, à un retour en grâce après cette période de crise internationale, pour laquelle il a, malgré tout, réussi à faire le dos rond...

 

En conclusion, je voudrais, Mesdames et Messieurs, remercier vivement les 7 adjointes et adjoints que j’ai cités, les 2 délégués municipaux, les 17 membres du Conseil municipal et l’ensemble du personnel communal pour le travail réalisé pour la commune et ses 5701 habitants. 

 

Chers amis, je souhaite que cette année 2012 vous apporte toute sorte de satisfactions, dans les domaines où vous les désirez le plus. Que ces douze mois vous permettent de réaliser tous vos projets et que mes vœux de bonne année se traduisent pour chacun de vous en une année heureuse.

 

 

Jean Louis ROUSSELIN

Maire d'Octeville sur Mer

 

 

 

 

La liste « Octeville-demain »

 

 

copyright (c) 2008 Octeville-demain