Prévention des inondations et bassins de rétention        Réunion du 15 février 2012 salle du Conseil municipal  (16 février 2012)

 

A la demande de la Mairie, une réunion s’est tenue mercredi 15 février de 18H à 19H, juste avant le conseil municipal. Mme MAILLOT, M. SOUDANT, Vice-président de la Codah, en charge de la lutte contre les inondations, M. TANNIERE, Directeur du service des eaux et M. HAUCHARD sont venus exposer aux membres du Conseil municipal la stratégie suivie par la Codah en matière de prévention des inondations.

 

Cet exposé était initialement prévu avant la réunion du conseil municipal du 7 novembre 2011. Il a été reporté pour permettre une importante réunion d'information pilotée par l'AURH (Agence d'Urbanisme de la Région Havraise). Il n'a pas pu être présenté lors du conseil municipal suivant, le 7 décembre 2011, à cause d'une réunion urgente organisée avec le Commissariat de police sur le sujet des "voisins vigilants".

 

                           

  carte du bassin de la Lézarde avec les bassins de la Curande et de la Rouelles sur le territoire d'Octeville sur Mer

 

 

Octeville sur Mer est située sur 2 bassins amont de la Curande et de la Rouelles, petites rivières qui se jettent dans la Lézarde, laquelle a été artificiellement raccordée au canal de Tancarville comme l'indique la carte ci-dessus. Les aménagements effectués  sur ces deux cours d’eau, pour limiter les risques d'inondations, profitent aux habitants d’Octeville, de Fontenay et de Montivilliers. Les premières réalisations remontent à plus de 30 ans et ont démarré bien avant la création de la Codah.

 

Aujourd’hui, le programme concernant Octeville sur Mer arrive à sa fin : il ne reste plus que 3 bassins à réaliser sur le territoire de la commune.

 

courbe rouge (sans bassin de rétention) un important volume d'eau non retenu s'évacue rapidement (en 5 heures)  >>> inondations

courbe bleue (avec bassin de rétention) un important volume d'eau est retenu, il sera évacué lentement (en 22 heures) >>> pas d'inondations

 

En tout, sur l'ensemble du territoire des 17 communes de la Codah, à terme, il y aura 140 bassins permettant de dire que normalement, nous sommes protégés contre des évènements de nature décennale avec un cumul de pluie de 36 mm/m² (36 l/m²) en 4 heures (cas d’un orage normal) ou de 50 mm/m² (50 l/m²) en 24h (cas de pluies consécutives sur plusieurs jours en hiver). Les pluies orageuses se caractérisent par un fort ruissellement même si le terrain est sec. Les pluies d'hiver répétitives sur plusieurs jours arrivent globalement à un résultat semblable car les terres sont gorgées d'eau ce qui favorise les ruissellements.

 

L’évènement survenu le 1er juin 2003 (2 gros orages en matinée et en fin d’après midi) avec 120 mm/m² en 8 heures apparaît comme étant de nature centennale.

 

                                 petit bassin de rétention                                                                                                     grand bassin de rétention avec digue                         

 

Il est tout à fait normal de voir de l’eau régulièrement dans certains bassins et pas dans d’autre : tout dépend du rôle dévolu à chacun de ces réservoirs. Il est fait état d’un bassin situé sur Cauville, certaines personnes n’y ont jamais vu d’eau, or M. HAUCHARD affirme avoir des photos montrant que ce bassin jouait parfaitement son rôle en certaines circonstances bien précises car le jour où les photos ont été prises, il y avait de l'eau.

 

Une question est posée relativement à l’entretien, certains bassins apparaissant négligés. M. SOUDANT répond que tous les bassins sont régulièrement entretenus par la Codah, 2 fauchages de l’herbe par an en moyenne et tonte à ras sur les digues pour permettre de prévenir toute dégradation toujours possible. Certains bassins n’appartiennent pas à la Codah, c’est peut être dans ceux là qu’ont été aperçues les herbes folles…

 

                     bassin presqu'à sec                                                                                            le même bassin presque plein...

 

                       

Une autre question concernant le prix d’achat aux cultivateurs qui semble bas. Ce sont les domaines qui fixent le prix, ensuite la Codah peut tenir compte du contexte et, si c'est justifié, le majorer dans certains cas.

 

Une question porte sur l’efficacité d’un bassin en particulier : est-il normal que la chaussée qui se trouve le long dudit bassin soit parfois inondée sur la moitié de sa largeur ? M. HAUCHARD répond que non et qu’il prend bonne note de ce problème pour y remédier rapidement. Il explique qu’il arrive parfois que des ajustements soient nécessaires, par exemple de renforcer l’entonnement d’un bassin par un petit merlon. Il dit aussi que l’ensemble du réseau est sous surveillance constante et qu’il fait l’objet, si nécessaire, de petites améliorations initialement non prévues dans les études mais tellement évidentes une fois l’ouvrage mis en service. A sa connaissance, sur 140 bassins construits, 1 seul n’a pas le fonctionnement escompté, les 139 autres marchent correctement.

 

Une dernière question pose le problème de l'impact éventuel d'un ouvrage, vide ou plein, disposé près de routes, en l'occurrence ici, près de la RD940 laquelle présente à cet endroit de nombreuses craquelures visibles sur le revêtement. M. HAUCHARD répond que toutes les configurations sont prises en compte pendant les études. En l'espèce, les craquelures proviennent probablement des effets de l'eau à cet endroit sur la route et sa structure AVANT la construction du bassin. En effet, l'ouvrage en question est récent, à ce jour, il n'est pas encore terminé. De plus, en y regardant de plus près, ledit bassin n'est pas situé proche de la RD940 mais à au moins 15 m ce qui est amplement suffisant.

 

Le réseau de la Codah est probablement le réseau le plus abouti de France. Les services de l’état se mettent souvent en relation avec la Codah pour profiter de l’expérience de celle-ci. De nombreuses régions de France nous envient.

 

 

 

 

 

 

 

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